Comment trouver du sens dans son travail : le quitter ou le transformer ?

Comment trouver du sens dans son travail : le quitter ou le transformer ?
Pourquoi je me lève chaque matin ? Mon métier a-t-il du sens ? Des questions récurrentes au sein de la société. À l’occasion de la fête du travail du 01 mai 2019, une étude sur le sens au travail réalisée par Kantar TNS pour Randstad montre que 18 % des Français ne perçoivent pas le sens et l’utilité de leur emploi. Carenews vous donne quelques pistes pour en trouver : développer des projets en interne de votre entreprise, découvrir le mécénat de compétences, faire un point sur sa vie professionnelle et s’interroger sur ses motivations et savoir où trouver des métiers qui ont du sens.


 

Une étude de Kantar TNS pour Randstad réalisée auprès de 10 000 personnes informe que près de la moitié des sondés serait prêt à se former pour retrouver du sens au travail. 23 % des Français, soit plus de deux Français sur dix envisagent la création de leur propre activité pour redonner du sens à leur activité professionnelle.

 

Changer de travail pour lui donner du sens ? Pas forcément !

 

Trouver du sens dans son travail n’est pas forcément synonyme de changer d’emploi. Ainsi, de plus en plus d’entreprises encouragent la prise d’initiatives de leurs salariés avec le développement de projets en interne. Selon Challenges, « l'intrapreneuriat permet aux salariés d’une entreprise de mener un projet innovant de bout en bout en leur sein tout en gardant leur statut ». À l’heure où le parcours professionnel est perçu comme une source d'apprentissage permanent par les salariés, le concept d’intrapreneuriat  a le vent en poupe.

 

Pour contribuer à une transformation positive au sein même de leur entreprise, Corporate for Change, la filiale commerciale de Ticket for Change, propose par exemple aux collaborateurs le parcours l’Odyssée. Pendant 48 heures, ceux-ci apprennent comment avoir un impact dans leur métier et comment développer la mission sociale de leur entreprise. My Sézame, un cabinet de conseil, propose aux entreprises d’engager leurs collaborateurs vers une économie responsable et inclusive en mettant en action ces nouveaux leviers d’innovation. L’objectif ? Démontrer que l’on peut allier rentabilité et impact positif sur la société.

 

Des salariés font don de leurs compétences au service de l’intérêt général

 

S’investir dans un projet d’intérêt général sur son temps de travail, c’est possible avec le mécénat de compétences. Si ce dispositif d’engagement n’existe pas encore au sein de votre entreprise, des cabinets de conseils en mobilisation des collaborateurs existent pour sa mise en place. Pro Bono Lab, Koeo ou Vendredi sont des opérateurs spécialisés qui accompagnent les entreprises pour définir les formats d'engagements (RTT solidaire, journée citoyenne, CP ou jour de récupération ou séminaire) et cadrer des missions adaptées.

En outre, les entreprises peuvent également proposer à leurs collaborateurs de vivre ensemble un chantier solidaire, au cœur d’une association. Plus concrètement, il s’agit une journée ou d’un programme de plusieurs journées pour valoriser l’engagement collectif de leurs collaborateurs sur la base du volontariat. La société coopérative et participative (SCOP) Ça Me Regarde permet d’organiser des chantiers et rencontres solidaires tout comme Unis-Cité Solidarité Entreprises qui propose de réunir les collaborateurs tout en réalisant des projets qui répondent aux besoins exprimés directement par des associations.

 

A contrario, certaines associations comme Kodiko ont fait le choix d’entrer directement en lien avec les entreprises et de proposer aux collaborateurs intéressés des missions de mécénat de compétences. Grâce à un système de parrainage « réfugiés-salariés », Kodiko propose aux collaborateurs d'accompagner une personne réfugiée pendant 6 mois avec 10 rendez-vous individuels en vue de leur intégration sociale et professionnelle.

 

Des structures spécialisées pour faire le point

 

Pour celles et ceux qui souhaitent être davantage en accord avec leurs aspirations et singularités, SomanyWays accompagne les individus en transition et les organisations en transformation. Des ateliers sont par exemple proposés en participation libre pour faire le point sur leur situation professionnelle. Pour les entreprises, des formations sont proposées au personnel des ressources humaines (RH) pour revoir leurs pratiques et s’adapter face à cette société en mutation avec un turn-over et un désengagement grandissants. D’autres organismes comme l’Institut Aristote favorise le « déploiement des potentiels » aussi bien auprès des entreprises que des particuliers. Dans la même lignée, SWitch collective et Mon Job de Sens proposent des formules payantes aux personnes en quête de sens pour « faire le bilan calmement » et inventer un parcours qui leur correspond.

 

À travers son « Programme Associé », On Purpose propose un programme d’un an pour entamer sa reconversion et se faire former par des professionnels engagés. Celui-ci se compose de deux missions à temps plein et rémunérées en entreprises sociales, avec formations, mentorat et coaching.

 

Trouver sa place dans la société concerne également et surtout les plus jeunes. L’association Awayke en a fait le constat : une très large majorité des jeunes âgés de 15 à 30 ans subissent leur orientation plus qu’ils ne la choisissent. Son objectif ? Leur permettre de mieux se connaître et libérer son potentiel pour trouver sa voie. Afin d’offrir des prestations à des publics qui en ont besoin, celle-ci agit prioritairement auprès des garanties jeunes présentes dans les missions locales.

 

Quels sites recensent des métiers qui ont du sens ?

 

Alors que des sites d’offres d’emploi foisonnent, des sites spécialisés pour trouver un métier qui ait du sens se démarquent. Parmi eux, figurent Carenews,  Fuyons la défense, Job for change, Jobsthatmakesense, la plateforme de Makesense qui propose des offres de jobs dans l’innovation sociale.  

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