[CNJ] Elodie, bénévole au sein de l’association Sea Shepherd France

[CNJ] Elodie, bénévole au sein de l’association Sea Shepherd France
« L’ONG de défense des océans la plus combative du monde. » C’est ainsi que se présente l’association Sea Shepherd France. Sa mission est de lutter contre la destruction de la vie et de l’habitat marin, causée par la surpêche, le braconnage ou le plastique. Elodie y est bénévole depuis 2016.


 

Comme vous êtes vous engagée chez Sea Shepherd France ? 

 

Mon engagement est la suite d’une prise de conscience. J’entendais de plus en plus parler de la surpêche, du braconnage, des dangers pour les océans. J’avais envie d’être utile, mais je ne savais pas comment, car il y a beaucoup d’associations. Un jour, je suis tombée sur une interview de Paul Watson, le fondateur de Sea Shepherd et il m’a convaincu. En 2016, j’ai rejoint le groupe local de Perpignan, et je faisais la route depuis Toulouse. Au bout de quelques mois, on a décidé d’ouvrir le groupe de Toulouse, dont je suis désormais coordinatrice. 

 

Quelles sont vos actions au sein de l’association ?

 

Chez Sea Shepherd, on agit sur trois axes majeurs. Il y a d’abord l’action directe : on agit physiquement sur le terrain quand il y a une illégalité, mais avec la règle de ne jamais blesser personne. Ensuite, lorsqu’il y a une pratique légale mais qui n’est pas morale ni éthique, on est présents sur le terrain pour mobiliser les médias. Enfin, on sensibilise et on informe le grand public. Et ça, c’est vraiment la mission des groupes locaux : on tient des stands dans les festivals, les écoles... On est également un point relai pour les citoyens lorsqu’ils constatent une menace, et on a pas mal d’alertes sur des décharges sauvages et des menaces plastiques. Toute l’ambition est que les citoyens prennent conscience de notre lien avec l’océan, qui est notre principal support de vie et nous fournit 50 % de notre oxygène. Et c’est pour cela qu’on alerte depuis longtemps sur la question du plastique. On est témoins de son omniprésence à chacune de nos missions en haute mer. On est en train de vider les océans des poissons pour le remplir de plastique. 

 

Est-ce un engagement difficile ?  

 

Il est hors de question pour moi d’attendre les bras croisés que les changements viennent d’en haut, car ça n’arrivera pas. C’est vrai qu’on est souvent considérés comme des extrémistes. Mais ce que les personnes ne comprennent pas, c’est que si l’océan meurt, nous mourrons aussi. Il faut déclencher une prise de conscience. C’est compliqué parce qu’en tant que bénévole, on est face à des comportements d’humains, qui ne comprennent pas ce qu’on leur dit. Lorsqu’on intervient dans des conférences, au début, les participants sont contents de nous voir : Sea Shepherd est une association emblématique, avec des aventures qui font rêver. Mais quand on leur parle des enjeux, leur sourire disparaît, car nous sommes dans un combat assez radical. 

 

Article extrait du Carenews Journal n°13, été 2019, consacré à la pollution plastique.

 

, , , , , ,