Forum National des Associations et Fondations : la co-construction à l’honneur

Forum National des Associations et Fondations : la co-construction à l’honneur
À moins d’une semaine du Forum national des associations et des fondations (FNAF), sa commissaire générale Sophie Rouxel a répondu aux questions de Carenews. Elle détaille les nouveautés de cette édition mettant l’accès sur le rôle économique et la place des associations et des fondations dans l’innovation sociale, et se penche sur le futur de cet événement clé du secteur de l’engagement.


 

 

 

 

Quelles sont les nouveautés de l’édition 2019 ?

 

Le sujet de la co-construction autour des opportunités à saisir pour le secteur associatif, compte tenu de la loi Pacte et de la réforme du mécénat, sera particulièrement mis en avant. Plusieurs conférences vont traiter de ce sujet et Gabriel Attal interviendra en conclusion de la plénière d’ouverture afin d’échanger avec les différentes instances représentatives que sont le mouvement associatif, la Fonda et le HCVA. Il s’agira d’essayer d’identifier, au-delà de la contrainte que peut représenter cette évolution du cadre réglementaire, des opportunités de se regrouper, de travailler ensemble pour écrire une nouvelle page de l’histoire des associations et des fondations.

 

Ensuite, nous continuerons de développer la question des outils numériques pour les dirigeants associatifs. Une quinzaine d’acteurs sont désormais mobilisés autour du village numérique que nous avons lancé il y a quelques années, montrant un réel engouement pour ces thématiques.


 

Pourquoi avoir choisi le « rôle économique » des associations et des fondations et l’innovation sociale comme thèmes ?

 

Nous avons décidé de mettre en lumière le « rôle économique » des associations et des fondations en plénière d’ouverture parce que c’est l’un des grands enjeux des réformes en cours. Le Pacte de croissance de l’ESS, la loi Pacte ou la réforme du mécénat questionnent le secteur sur le rôle et la place qu’il souhaite avoir dans la société. 

 

Le choix de l’innovation sociale pour la plénière de clôture s’est quant à lui imposé car on traite également de ce sujet depuis plusieurs années. Christophe Itier, haut-commissaire à l'économie sociale et solidaire et à l'innovation sociale vient ainsi chaque année défendre la place du secteur associatif dans l’innovation sociale. Beaucoup d’entreprises surfent sur la vague de l’ESS et de l’innovation sociale, et le secteur s’est longtemps inquiété de passer à côté de celle-ci — ou du moins de ne pas être suffisamment identifié comme acteur de solutions innovantes. L’objectif est donc de faire connaître la diversité des parcours d’entrepreneurs associatifs œuvrant au service de l’innovation sociale.


 

Quels seront les temps forts de ce FNAF ?

 

En plus des deux plénières, nous organisons chaque année les coups de cœur du forum sur l’heure du déjeuner. Avec nos partenaires officiels, nous identifions des projets innovants sur une thématique commune. Cette année, nous avons choisi celle de la santé et l’alimentation afin de faire le lien avec la grande cause nationale du diabète. Chaque partenaire récompensera son projet associatif, et nous aurons également un vote du public sur les réseaux sociaux ainsi qu’un prix coup de coeur. 

 

Ensuite, nous savons que les dirigeants associatifs sont intéressés par la réforme du plan comptable, qui sera mise en oeuvre le 1er janvier 2020, ainsi que la réglementation financière en découlant. Deux conférences seront par ailleurs consacrées à l’évaluation et à la mesure d’impact : cette année, énormément de dirigeants associatifs nous demandent comment mettre en place un suivi efficace de la mesure d’impact des actions menées — à la fois pour avoir un souci d’efficacité, et en terme de reporting vis-à-vis des donateurs. 

 

Quel avenir envisagez-vous pour cet événement ?

 

C’est un forum qui ne cesse de se développer. Quand nous l’avons lancé il y a 14 ans, certains dirigeants de structures associatives n’avaient pas forcément les ressources en interne et ne voyaient pas l’utilité d’avoir un comptable, un avocat… Aujourd’hui, il y a une réelle professionnalisation du secteur : les dirigeants associatifs ont quasiment les mêmes problématiques que les dirigeants d’entreprise. Nous allons donc monter en compétences sur les thématiques et les attentes du visitorat. 

 

Les premières années, il s’agissait d’un forum axé sur la formation, avec des conférences pédagogiques d’une heure et demie composées d’experts comptables ou d’avocats. Nous construisons désormais en parallèle un véritable programme de réseautage et de co-construction pour accompagner les dirigeants associatifs dans ce besoin d’échanges. Il existe une communauté de dirigeants associatifs et de dirigeants de fondations qui n’attend que le développement de cette manifestation, qui s’est imposée comme le rendez-vous national du secteur.
 

 

Cet article a été rédigé dans le cadre d'un partenariat média.




 

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