[#STREET] L’association Touche Pas À Ma Pote contre le harcèlement de rue

[#STREET] L’association Touche Pas À Ma Pote contre le harcèlement de rue
Touche Pas À Ma Pote (TPAMP) est une association belge. Créée en 2012, elle lutte pour les droits des femmes. Cette année, à l’occasion de la Journée Internationale des droits de la femme, TPAMP a eu l’idée de détourner Google Street View pour dénoncer le harcèlement de rue.




Her Street View l’opération qui dénonce le harcèlement de rue

 

Her Street View fonctionne exactement de la même manière que Google Street View. Seule différence : le personnage que l’on utilise pour visualiser les rues est une femme, et en se promenant sur la carte, on reçoit insultes et remarques désobligeantes qui ont été reportées par des victimes du harcèlement de rue. En bref, les internautes sont immergés dans le quotidien des femmes, qui sont souvent victimes de ces violences verbales. Une campagne choc pour faire la promotion de cette opération a été mise en place par l’association. Des visuels représentent le petit personnage de Her Street View physiquement blessé par des insultes et menaces sexistes. Les phrases choquent, mais elles visent à sensibiliser le public à ce problème.  Le harcèlement met en danger l’estime de soi et la liberté des femmes. 

 

98 % des femmes belges victimes de harcèlement

Défini ainsi par l‘association STOP harcèlement de rue, « le harcèlement de rue, ce sont les comportements adressés aux personnes dans les espaces publics et semi-publics, visant à les interpeler verbalement ou non, leur envoyant des messages intimidants, insistants, irrespectueux, humiliants, menaçants, insultants en raison de leur sexe, de leur genre ou de leur orientation sexuelle. »

Selon des chiffres recueillis par l’association Touche PAS à ma Pote, 98 % des femmes belges ont déjà subi le harcèlement de rue. En France, la situation n’est pas meilleure. Le media en ligne Topito affirme que 82 % des Françaises de moins de 17 ans ont déjà été harcelées dans la rue. 100 % de celles qui utilisent les transports en commun ont subi au moins une fois des remarques sexistes, voire des agressions sexuelles. 76 % des femmes en France ont déjà été suivies dans la rue. Par conséquent la moitié de la population féminine a déjà changé de vêtements par peur de se faire interpeller ou agresser.

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